LA VILLE D’ABERDEEN


ABERDEEN CITY

 

Avec un peu plus de 200 000 habitants, Aberdeen est la troisième ville d’Ecosse et l’une des plus riches, grâce à une économie florissante soutenue par l’exploitation du pétrole en Mer du Nord et un port très actif. Une grosse partie des bâtiments de la ville sont en granit de couleur grise et la ville peut donc paraître un peu austère à première vue. Mais le moindre rayon de soleil donne une toute autre allure aux bâtiments, transformant la Granite City (ville de granit) en Silver City (ville argentée) !

 

En outre la ville est une des plus fleuries de Grande-Bretagne, à tel point qu’elle a reçu de nombreux prix et qu’elle est même surnommée Flower of Scotland. Bref, une ville très agréable à découvrir !

Un peu d’Histoire

 

Aberdeen est le résultat de la fusion de deux bourgs : Aberdon (qui correspond aujourd’hui au quartier de Old Aberdeen), sur la rive sud de l’estuaire de la River Don, occupée avant même l’arrivée des romains ; et Aberdee, fondée sur la rive nord de l’estuaire de la River Dee, par David I en 1136.

 

Le nom « Aberdeen » serait le résultat d’un compromis entre Aberdon et Aberdee. La ville grossit rapidement, avec la création d’un château, d’un marché, d’un monastère, d’une école, d’un hôpital, …

 

Durant les guerres d’indépendance écossaises, Aberdeen, sous le joug des anglais, est assiégée par Robert the Bruce qui détruit le château d’Aberdeen en 1308 et libère la ville. Le mot de passe pour accéder à la ville est « Bon Accord » (en français dans le texte) qui est encore aujourd’hui la devise de la ville.

 

En 1319, pour remercier la population de son soutien, Robert the Bruce transforme Aberdeen en communauté propriétaire de ses terres et indépendante financièrement et lui cède la toute proche forêt de Stocket, dont les revenus alimentent le Common Good Found qui sert encore aujourd’hui à financer le florissement exemplaire de la ville. C’est sans doute cette histoire qui explique le fort attachement des habitants d’Aberdeen à leur ville et le civisme exemplaire dont ils font preuve !

 

En 1336, la ville est brûlée par Edward III, roi d’Angleterre. La ville se fortifie alors pour se protéger des attaques. Le milieu du XVIIème siècle marque des heures noires pour Aberdeen : alors que Aberdeen est la deuxième plus grosse ville d’Ecosse (après Edimbourg), cinq armées successives occupent la ville en 1639, les armées du marquis de Montrose massacrent 160 aberdeeners en 1644 et la peste tue le quart de la population en 1646 … Mais la ville parvient à se remettre de ces malheurs, grâce à l’activité croissante de son port.

 

Au début du XIXème siècle, face à la croissance incontrôlée de la ville et de son port, le Aberdeen New Streets Act décide de redessiner le centre de la ville autour de deux grandes artères : Union Street et King Street. Mais le montant des travaux provoque la faillite financière de la ville en 1817 … C’est à nouveau l’activité portuaire qui remet à flot les finances de la ville. La ville s’enrichit grâce à la pêche à la baleine et au hareng, à la construction navale, à la papeterie, au textile, à la sidérurgie, …

 

Aujourd’hui ces industries ont quasiment toutes disparu, même si la pêche est toujours une activité importante (Aberdeen est le troisième port de pêche brittanique). Mais c’est surtout l’activité pétrolière qui tire l’activité économique : l’exploitation du pétrole de la Mer du Nord depuis les années 70 a attiré de nombreuses compagnies pétrolières, qui ont installé à Aberdeen leurs activités de support de l’exploitation pétrolière. Voilà pourquoi Aberdeen est aujourd’hui considérée comme la capitale européenne du pétrole.

 

Mais Aberdeen anticipe l’épuisement de l’or noir et est également en pointe dans le secteur des nouvelles énergies, avec objectif de devenir la capitale européenne de l’énergie. Autrefois lourdement touchée par le chômage, Aberdeen compte aujourd’hui un des taux de chômage les plus faibles de Grande-Bretagne.